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mardi 4 septembre 2012

Sortie du samedi 6 octobre 2012 avec Paysalp


Le Conseil d'Administration de l'AMOMA vous propose une sortie d'automne, le samedi 6 octobre, s'appuyant sur les activités organisées par l’association « l’écomusée Paysalp ».

L'écomusée PAYSALP est une association loi 1901 gérée par des bénévoles et une dizaine d'employés, et soutenue par les communes qui accueillent les sites de l'écomusée (Mieussy, Peillonnex, Saint-Jeoire et Viuz-en-Sallaz, ainsi que la communauté de communes des 4 rivières). Depuis plus de trente ans notre association développe sa mission de conservation et valorisation du patrimoine local.
L'écomusée PAYSALP apporte du sens au territoire par ses activités : Actions pédagogiques et touristiques, recherches et études locales, ...
Paysalp autofinance ses activités en accueillant plus de 45 000 visiteurs par an sur ses 6 sites touristiques (2ème musée de Haute-Savoie en termes de fréquentation) et en mobilisant des financements européens, nationaux, régionaux et départementaux autour de projets innovants et originaux. Ces projets font d'ailleurs appel à un réseau local de partenaires : restaurateurs, transporteurs, centres de vacances, guides indépendants, artisans et commerçants.
Labellisé officiellement écomusée en 2003, Paysalp entend poursuivre sa démarche dynamique de développement local avec toutes les forces vives, forte de son implication et de son intérêt pour le territoire.
Pour plus d’informations :
628 avenue de Savoie, 74250 Viuz-en-Sallaz
Tél : 04 50 36 89 18

Le programme se présente comme suit :

  • 9h30 – 11h00 : Découverte des secrets du fromage à la Fruitière des Hauts-Fleury à Mieussy :
L'écomusée PAYSALP et les agriculteurs de Mieussy se sont associés pour concevoir une fromagerie ouverte au public. Les fromages de Savoie et l'agriculture de montagne n'auront plus de secret pour vous.
Avec Croq’Alp, le travail des paysans, les races de vaches et de chèvres, la naissance du lait cru, le savoir-faire des fromagers, l’essence du goût…n’auront plus de secrets pour vous.
Ce site de référence en Haute-Savoie vous ouvre ses portes et vous propose un voyage mystérieux rempli de saveurs.

  • 12h00 – 14h00 : Déjeuner au restaurant « La Cabane du Pêcheur » à Viuz en Sallaz ;

  • 15h00 – 16h00 : Visite guidée du Musée Paysan, « la machine à remonter dans le temps », à Viuz en Sallaz :
 Pénétrez dans le monde oublié des paysans d’autrefois dans l'intimité de la vie quotidienne et découvrez la diversité de l'activité paysanne : artisanat, double activité, émigration....

Ouvrez bien les yeux, ils reviennent du passé pour vous parler de leur vie et de leurs traditions à travers 500m2 d'exposition où 5000 objets retracent 100 ans d'histoire (1850-1950).

La sortie est ouverte à tous les adhérents.

Pour vous inscrire, vous pouvez nous contacter par les moyens suivants :
  • amoma74[at]gmail.com
  • 578 route de Fontaine Vive - 74570 GROISY
  • 04 50 46 40 56 ou 06 64 75 40 56

lundi 13 février 2012

Portes ouvertes au Lycée Professionnel Agricole de Contamine sur Arve

Le lycée professionnel agricole de Contamine sur Arve, qui nous recevra le 7 avril prochain pour notre assemblée générale, vous ouvre grand ses portes pour une journée de découvertes le samedi 31 mars de 10h à 17h.

Cette journée vous permettra de faire un tour d'horizon de leur offre d'enseignement :
  • filière agricole;
  • filière hippique;
  • filière animation;
  • filière travaux paysagers.
Pour tout renseignement : http://www.epl.contamine.educagri.fr/

samedi 7 janvier 2012

Le câble-mât : un moyen de débardage de bois qui a de l’avenir !


Ce 15 septembre, 6 adhérents de l’AMOMA de Haute-Savoie avaient répondu favorablement à l’invitation de Daniel RUBEAUD, Cadre technique à l’ONF, ayant pour thème le débardage d’arbres à l’aide d’un câble-mât.
Note : En cliquant sur une photo, vous la visualiserez dans un format plus grand

Une première surprise nous attendait à notre arrivée au col du Corbier : la présence d’un invité supplémentaire : le soleil. Celui-ci ne nous quitta pas de la journée rendant celle-ci des plus agréables.

Après des explications sur les besoins de gestion de la forêt, la technique de débardage et une présentation du chantier situé en forêt communale du Biot, Daniel RUBEAUD nous invita à nous diriger vers celui-ci par la route forestière et pastorale du col de l’Ecuelle sachant que le programme de la journée risquait d’être quelque peu chamboulé. Pourquoi ?


Le câble porteur ayant, tout simplement, déclaré forfait le lundi (12 septembre), il avait fallu en approvisionner un nouveau. Ceci nécessitant un aller-retour en Autriche, la mise en place du nouveau câble était en cours et avec un peu de chance, nous pourrions peut-être, en fin d’après-midi, avoir la chance que tout soit en état de fonctionnement.

Arrivé sur place, les informations recueillies auprès de l’équipe suisse étaient plus positives et en fin de matinée, nous pourrions, sauf nouvel imprévu, voir fonctionner le câble-mât.


Le câble-mât (câble court : 200 à 800 m de longueur) est plus facile à installer et à utiliser quand il existe une véritable route forestière accessible aux camions-grumiers. Il peut fonctionner en pente ou sur le plat. Le mât est monté sur un camion ou sur une remorque et sa stabilité est assurée par des haubans ancrés sur des arbres ou des rochers situés à proximité.
  
L’installation comprend :
§  un câble porteur tendu entre le mât et un arbre servant d’amarrage dans la parcelle ;
§  sur ce câble porteur circule un chariot qui est ramené à la place de dépôt de bois par un autre câble d’un diamètre plus petit : le câble tracteur et pêcheur ;
§  ce dernier permet également de pêcher les bois dans la coupe et de les haler jusqu’à la place de dépôt (ce qui permet de travailler sur 100 m, c’est-à-dire 50 m de part et d’autre de la « ligne » du câble principal ;
  • le câble retour est utilisé pour la circulation de chariot à vide sur le câble porteur.
  • Un câble de montage : il s'agit de câble léger de polypropylène qui facilite l’installation rapide de la ligne (traction du câble pêcheur puis du câble porteur à l’aide des treuils placés sur le camion et de poulies posées au point d’amarrage, dans la coupe.


Avantages et intérêts sylvicoles et écologiques :
Le câble-mât  est couramment utilisé pour le débardage en montagne, depuis les années 1990 en France. Il a largement fait la preuve de son intérêt.
Les bilans tirés mettent en avant les bénéfices suivants :
§  protection des sols (limoneux argileux très sensibles), nécessaire à la gestion durable, puisque le sol est le capital de la forêt ;
§  protection de l’eau ;
§  protection des paysages (le public est sensible à l'absence d'orniérage) ;
§  moins de bruit et dérangement ;
§  moins de semis et arbres abîmés ;
§  pas de pistes forestières à entretenir mais, parfois, route forestière à créer pour permettre l’accès de la machine et le transport des bois par les grumiers ;
§  moindre consommation de carburants (pas d’accélération et décélération comme celles des tracteurs, frottements faibles grâce au câble, environ 0,7 l/m3) ;
§  le matériel est coûteux, mais l’exploitation est rapide (100 m³/jour soit autant qu’un tracteur une fois le chantier installé) ;
§  en chantier « terrestre, » il y a des arrêts logistiques d’exploitation liés à la météo, tandis que le débardage par câble permet de travailler sous toutes conditions climatiques (les chantiers tiennent alors mieux leurs délais) ;
§  le développement du débardage par câble-mât permet d’exploiter des zones difficiles d’accès peu ou pas exploitées (tourbières ou pentes très raides) ;
§  les entreprises souhaitent cependant aussi travailler au câble en plaine, car en montagne elles ne peuvent travailler toute l’année (trop de neige parfois en hiver).
Inconvénients :
§  coût encore supérieur, mais qui en coût relatif devrait diminuer par rapport aux autres solutions consommant plus de pétrole ;
§  en 2008, dans certains pays l'offre en matériel et en technicité est encore faible. Par exemple, en 2006-2007, il n’existait en France qu'une douzaine d'entreprises de câblistes, contre 150 en Suisse et 500 en Autriche ;
§  en Suisse, la vente du bois se fait en bord de route et non sur pied, le forestier ou l’exploitant peut donc s’il le veut exiger un débardage par câble (dans le cadre de l’éco certification volontaire, il a souvent choisi ce mode plus doux de débardage).
§  en France, le bois est encore souvent acheté sur pied, et les entreprises choisissent alors le débardage le plus rapide et le moins coûteux avec parfois des impacts plus dégradants sur les sols.

Pour patienter, notre Vice-président, Henri-Victor TOURNIER, nous proposa de se retrouver à sa ferme d’alpage, toute proche, pour une visite au cours de laquelle, il eut plaisir à nous expliquer son travail et son environnement. Tout ceci se termina par le verre de l’amitié avant de reprendre le chemin du chantier.

Et là, heureuse nouvelle, dans quelques minutes, nous pourrions avoir une démonstration … et quelle démonstration :
Les arbres abattus sont accrochés à un chariot qui circule sur le câble :


Puis remontés :


  
Ces opérations sont radio commandées :


Les arbres sont ensuite façonnés sur place au moyen d’une tête d’ébranchage montée sur la plate-forme du camion : ébranchage, tronçonnage à chaque extrémité, mesure.  Toutes ces opérations sont pilotées électroniquement.



        
Ensuite les bois sont stockés suivant leur utilisation finale (bois d’énergie ou bois d’œuvre) :



La suite de la journée se poursuivit, après une halte déjeuner au Biot, par une découverte touristique des environs, notamment depuis le belvédère de Tréchauffé qui nous offre une vue imprenable sur le lac du Jotty ou un panorama du Chablais jusqu’au lac Léman et le Jura.



Daniel RUBEAUD, Jacques JAMES – AMOMA de Haute-Savoie