mercredi 6 avril 2016

Assemblée générale 2016



Poursuivant la tenue de ses assemblées générales dans les établissements d’enseignement agricole, l’AMOMA de Haute-Savoie était accueillie, ce 11 mars 2016, au Centre de Formation d’Apprentis (CFA) à Groisy, 126 chemin des Métiers.












Nous avons eu l’honneur et le plaisir d’accueillir M Henri CHAUMONTET, Maire de Groisy, M VESIN, représentant M le Directeur du CFA, M Jacques DELHUMEAU, Vice-président de l’ANMONM de Haute-Savoie, M. Jean-Michel FOUQUET, Président de l’AMOPA de Haute-Savoie, M. Pierre PELLISSON, Président de l’AMOMA de l’Ain et M. Claude CHAVEL, Président de l’AMOMA du Rhône.

 
En préambule à l’assemblée générale, M Henri CHAUMONTET nous souhaita la bienvenue et nous présenta sa commune : 

Monsieur le président,


Mesdames, messieurs, chers amis 


C'est un grand plaisir et un honneur pour moi de vous accueillir et je vous souhaite à toutes et à tous, la bienvenue à Groisy.

Je suis très flatté que vous ayez choisi notre commune pour votre assemblée générale annuelle des médaillés du mérite agricole et j’espère que vous y trouverez toute satisfaction.


En effet, l’agriculture a toujours été et reste encore aujourd’hui toujours très prégnante dans notre commune.


Idéalement située au centre d’un triangle très dynamique constitué de Genève Annecy et de la vallée d’Arve, Groisy compte aujourd’hui 3600 habitants, sa population a plus que doublé en 25 ans.


Il faut dire que Groisy ne manque pas d’atout pour attirer de nouveaux habitants

-         un territoire de 2300 hectares qui s’étend sur un coteau exposé plein sud face au plateau des Glières et aux falaises du Parmelan.

-         Son panorama lui offre une vue circulaire qui va du massif du Mont Blanc à celui du Jura en passant par le sommet de la Tournette avec des ouvertures sur le lac d’Annecy
Groisy est bordée par les communes de Thorens-Glières, Les Ollières, Charvonnex, Villy-le-Pelloux, Cruseilles, Villy-le-Bouveret, Menthonnex-en-Bornes et Évires
La commune se divise en quatre parties principales :

  • Tout en bas, Le Plot, aux abords de la Route Départementale D1203 et de la Fillière (529m d'altitude). C’est un hameau ancien qui servait autrefois de relai pour les diligences. Depuis la déviation de la route Annecy la Roche, il se transforme petit à petit en un quartier résidentiel paisible, conforté en extension à l’ouest par la zone d’activité de Longchamp à vocation commerciale.
  •  -Le hameau de Boisy , avec son château du même nom qui fut le berceau de la maman de saint François de Sales est  situé à mi-hauteur de la commune (640m d'altitude). Dotée de la seule gare encore en service sur la ligne de chemin de fer Annecy – La Roche sur Foron; c’est un secteur à fort potentiel de développement. On y trouve tous les commerces de proximité et les services avec notamment une pharmacie, un laboratoire d’analyse, une maison de santé accueillant une vingtaine de praticiens dont six médecins généralistes, sans oublier l’Ehpad, une crèche et un complexe sportif et culturel.
  • Le Chef-Lieu, situé à 740 m d’altitude, où l'on trouve notamment la mairie, l'École, l'Église et le cimetière, est un endroit attachant pour tous les Groisiliens qui ont du plaisir à s’y retrouver pour les grandes occasions.
  • Enfin Fontaine-Vive, hameau situé au sommet de la commune (874m d'altitude) a conservé son caractère agricole et son authenticité.

Au risque de passer pour le VRP de la commune, je profite de l’occasion qui m’est offerte, pour témoignez à toutes celles et ceux qui découvriraient Groisy, de la plus grande diversité de notre artisanat, des commerces et des services de proximité. Près d’une trentaine de professions différentes soit 114 personnes auxquels on peut ajouter les 19 assistantes maternelles, déploient ici leurs compétences et leur savoir-faire.

Nous disposons également d’entreprises solides. Grâce à elle Groisy détient d’un réservoir d’activité qui lui est propre et reconnu et totalisant 700 emplois.


Le Dynamisme et la vitalité d’une commune réside aussi dans les moyens éducatifs qui sont offerts à sa jeunesse. Groisy se distingue nettement dans ce sens. Quelques chiffres : 1000jeunes de toute la Haute Savoie fréquentent le Centre de Formation des Apprentis qui nous accueille aujourd’hui. Le collège du Parmelan compte pour sa part 600 adolescents venus de tout le Pays de Fillière ; Quant à notre école primaire, 380 petits Groisiliens la rejoignent chaque jour pour y apprendre les bases du savoir et de la vie en société.


Je terminerai sur ce sujet en évoquant notre agriculture locale, performante et innovante qui s’est adaptée avec brio à la conjoncture économique et aux défis de notre société moderne. En témoignent, entre autre, nos deux coopératives laitières de L’Etang et de Fontaine Vive ainsi que la coopérative de fruit «Fructidor» dont les réputations ne sont plus à faire


Au nom de toute la commune de Groisy je remercie votre président monsieur JAMES et vous tous, de nous avoir fait l’honneur d’accueillir votre auguste assemblée et m’avoir permis cette petite présentation.


Mesdames et Messieurs, je vous souhaite à toutes et à tous une excellente journée et vous remercie de votre attention.


Ensuite, M VESIN nous présenta son établissement avant que nous le visitions en fin de matinée.


Le CFA en quelques mots et quelques chiffres :
Créé il y a presque 40 ans, le Centre, d’une superficie de 5 400 m², dispense des enseignements en alternance (une semaine de cours et deux semaines en entreprise) dans quatre domaines : Alimentation, fleuristerie, pharmacie, restauration.
Il dispose d’espaces de travail équipés des dernières technologies et d’espaces communs fonctionnels gage d’un apprentissage de qualité.

  1. Quelques chiffres :
Environ 1 000 apprentis dans une année ;
19 salles d’enseignement général, 1 restaurant d’application, 1 cuisine pédagogique, 9 laboratoires spécialisés ;
1 bibliothèque, 1 salle informatique, 1 auditorium-amphithéâtre de 105 places ;
1 restaurant self-service, 1 internat pouvant accueillir 250 apprentis ;
40 formateurs spécialisés pour environ 72 classes de 24 apprentis maximum.
  1. Diverses autres activités :
Echanges scolaires, voyages culturels ;
Activités sportives et culturelles ;
Organisation et participation aux concours nationaux professionnels, à différents salons.
Fonction hôtelière de l'école : activité accueil, hébergement et repas ;

  1. La formation en alternance :
  • Pour l’entreprise, embaucher en contrat d’alternance c’est participer à la formation de son futur salarié, lui transmettre un savoir-faire et l’intégrer à la vie et à la culture de l’entreprise ;
  • Pour l’alternant, la formation permet d’obtenir un diplôme ou une qualification, d’être rémunéré pendant sa formation, d’apprendre le métier sur le terrain, d’être accompagné par une maître d’apprentissage et d’accéder plus rapidement à un emploi.
Pour plus d'informations : http://www.cfa-groisy.com/

Avant l’ouverture de l’assemblée générale, M Fernand ROUGE-CARRASSAT, Vice-président de l’AMOMA de Haute-Savoie, rendit hommage à M. Marcel BOUVIER :

Marcel BOUVIER nous a quittés, à l’âge de 67 ans, le 30 décembre 2015.

Son combat contre la maladie, il l’a mené avec courage et dignité jusqu’au bout.

Pour moi, c’était un ami de 45 ans – parcours professionnel dans la même entreprise.

C’est dans le domaine cynégétique que je l’ai particulièrement côtoyé et que j’ai pu l’apprécier.
Homme de communication, il a su partager ses connaissances de la nature et de la faune avec beaucoup d’enthousiasme – pour une chasse raisonnée.
Nommé estimateur des dégâts de gibier, il a été admis facilement par le monde agricole grâce à son souci d’équilibre agro-sylvo-cynégétique. 

Nommé Chevalier de l’Ordre du Mérite Agricole, il a, de suite, adhéré à notre association départementale.
Membre du Conseil d’administration, il a été apprécié pour ses qualités d’écoute et de propositions.

L’AMOMA départementale était présente le mardi 5 janvier 2016 avec le drapeau, à Saint-Jorioz, pour un dernier au-revoir, entourée d’une foule d’amis.
Un bel hommage à un homme d’exception qui va nous manquer car apprécié par sa rigueur et sa sincérité dans ses relations.

Que Saint-Hubert prenne conseil auprès de lui, il a un homme de valeur à ses côtés pour ses chasses éternelles.
Adieu Marcel !

 




  





L’assemblée générale ordinaire fut ouverte 9h45 


 
et les différents points à l’ordre du jour furent ensuite adoptés :
  1. approbation du procès-verbal de l’AG ordinaire du 28 mars à La Roche sur Foron ;
  2. présentation du rapport d’activités par Marie-Jo BRO, Secrétaire générale ;
  3. présentation du rapport financier de l'exercice 2015 par Denise BERCHET, Trésorière ;
  4. rapport du vérificateur aux comptes Daniel MENAND. Quitus de sa gestion à la trésorière ;
  5. vote de la cotisation 2017 ;
  6. renouvellement partiel du Conseil d'administration et proclamations des résultats ;
  7. présentation du rapport moral pour l'année 2016 par Jacques JAMES, Président.
 
L’ordre du jour épuisé, l’assemblée générale ordinaire fut close à 10h30. Rendez-vous fut donné pour 2017 au CFMM de Thônes.

Le Conseil d'administration de l'AMOMA de Haute-Savoie, élu, lors de l’assemblée, est le suivant :
  • Denise BERCHET, La Roche sur Foron ;
  • Marie-Jo BRO, Villy le Bouveret ; 
  • Serge BOURGUIGNON, Villaz ;
  • Justin GAVEL, Groisy ;  
  • Jacques JAMES, Cuvat ;
  • Gilbert MOGEON, Viuz en Sallaz ;
  • Fernand ROUGE-CARRASSAT, Moye ;
  • Henri-Victor TOURNIER, Le Biot.
Notre Président d’Honneur  est Gérard DUCREY de Sallanches.
Le vérificateur aux comptes est Daniel MENAND de Rumilly.
 
Le Bureau sera élu lors de la prochaine réunion du Conseil d'administration.

Avant de goûter aux plats préparés par les élèves de 3ème année, nous eûmes droit à une visite des différents laboratoires et ateliers. Ceci nous permit d’avoir un aperçu des enseignements prodigués, des conditions de travail et de pouvoir dialoguer avec les apprentis.
 
 









 









 









dimanche 7 février 2016

De Cercier à Sâles, un itinéraire hors des sentiers battus

Ce vendredi 29 janvier 2016, la salle du Foyer Rural de Sâles était comble pour honorer M. Georges DUBOIS.

En effet, M. Martial SADDIER, Député de Haute-Savoie et Vice-président du Conseil régional "Rhône-Alpes Auvergne" lui remettait la cravate de Commandeur dan l'Ordre du Mérite Agricole en présence de son épouse Marie-Claude, de ses enfants et petits-enfants et de son beau-père, M. VIOLLET.

Ce grade lui a été décerné par M. Stéphane LE FOLL, Ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt, au titre de la promotion du 14 juillet 2015.

Dans l'assistance, étaient, notamment, présents M. Pierre BLANC, Maire de Sâles, M. Jean-Michel COMBET, Maire de Cercier et Président de la Comunauté de Communes du Pays de Cruseilles, M. Christian HEISON, Vice-président du Conseil départemental de la Haute-Savoie et maire de Moye, M. Pierre BECHET, Maire de Rumilly, Mme Maryse REVOCAT, Présidente de la Société d'Horticulture de Haute-Savoie, M. Gérard DUCREY, ancien Président de la Chambre d'Agriculture Savoie Mont-Blanc et Président d'Honneur de l'AMOMA de Haute-Savoie, M. Rémy BAZEAU, Président des Croqueurs de Pommes de Haute-Savoie.

Que vous dire sur ce grand Monsieur de l'arboriculture ? Je pense que son parcours décrit ci-dessous se suffit à lui-même.












Un parcours hors du commun :


Georges DUBOIS
Arboriculteur, pépiniériste
Nationalité : Française
Demeurant 282 route du Chef-lieu, 74150 Sâles
Né le 16 avril 1935 à Annecy (74)

2 enfants :
  • 1 fils : Architecte-paysagiste (diplômé de l’École du Paysage de Versailles) ; 
  • 1 fille : Kinésithérapeute ; 
  • 5 petits enfants.

Services rendus à l’agriculture :
Né en 1935, il est le descendant d’une longue lignée de cultivateurs puisque l’on trouve un Jacques DUBOIS laboureur à Saint-Sylvestre au XVIème siècle…
Son arrière grand-père s’installe comme boulanger rue Sainte-Claire à Annecy. Son grand-père paternel prend la suite à la boulangerie pour devenir plus tard secrétaire comptable dans un commerce d’Annecy alors que son grand-père, du côté maternel, originaire du Jura, est militaire. Il décédera à la Guerre 14/18.
Son père tient le magasin Hermès rue Filaterie à Annecy. Après 5 ans de captivité (Guerre 39-45)  il devient directeur commercial aux Établissements Duc .

Georges DUBOIS ne souhaite pas se diriger vers l’artisanat ou le commerce mais choisit un retour à la terre comme son lointain ancêtre.
Ses études se déroulent, tout d’abord, à Annecy à l’école maternelle de Saint-François puis au collège  Saint-Michel pour le primaire et le secondaire. Les élèves n’avaient pas besoin de surveillants puisqu’ils pratiquaient l’autodiscipline en étude.
 En 1952 il passe la première partie du Baccalauréat puis se dirige  vers l’enseignement agricole.

La vocation agricole lui vient au contact d’un ancien jardinier du Bocage à Chambéry. Celui-ci lui a appris à tailler les arbres et initié à l’art de la greffe.
Pendant deux ans, il suit les cours de l’Institut Agricole de SANDAR à Limonest (69). Excellent élève, on relève sur les bulletins de notes une place premier avec plus de 15,5 de moyenne.
Suit une année de stage dans le Valais dans une exploitation arboricole et  pépinière.

En 1955, ses parents achètent une exploitation agricole traditionnelle de 15 hectares à Cercier, laissée vacante par ses locataires. Il plante 3 hectares et demi en arbres fruitiers.

En 1956, alors qu’il fait -30° C et que les jeunes arbres résistent au gel, il part au service militaire. Il est incorporé à Wissembourg en Allemagne aux Chasseurs portés. Huit mois d’EOR à Tubingen d’où il sort aspirant puis suivent 8 mois à Dreux dans l’Infanterie coloniale. En août 1957, il est affecté à Béni-Ounif en Algérie dans un régiment d’artillerie coloniale. En mars 1958, il est nommé sous-lieutenant.

De retour à Cercier, aidé par un employé, il augmente la surface du verger pour la porter à 12 hectares. Pour assurer des rentrées d’argent plus rapides, il cultive des fraisiers, des framboisiers.

Il côtoie les jeunes de la J.A.C (Jeunesse Agricole Catholique) et devient Secrétaire du Centre départemental des Jeunes Agriculteurs.

En 1962, il se marie avec la fille de M. VIOLLET, propriétaire des « Pépinières de l’Albanais ».

En 1963, les vergers commencent à rapporter. Comme sur place, il n’y a pas de moyens de conservation il crée, avec 7 arboriculteurs, la coopérative « Val Fruits ». Au départ, celle-ci traitait 300 tonnes de fruits par an pour arriver, en 2002, à 2 000 tonnes avec 15 coopérateurs. M Georges DUBOIS en a été le Président de 1963 à 2002.

 Dans les années 50, les producteurs de fruits de Haute-Savoie se regroupe en une fédération. Il en assure la présidence de 1968 à 1994.
Cette fédération regroupait les producteurs de Groisy, Thorens, Vallières, Annemasse, Chablais, Meythet, Epagny, Sillingy et Cercier. Elle avait une fonction technique de production.
Cette fédération créera un label pour les fruits de Savoie appelé «  Fruits de Savoie » avec cahier des charges à l’appui.
Au niveau commercial, il participe à la création d’un syndicat de vente regroupant les producteurs et organismes volontaires : c’est le Syndicat des Vergers de Haute-Savoie.
Parallèlement se  crée un groupement de producteurs de fruits regroupant tous les producteurs Haut-Savoyards volontaires. Il  assure la présidence de ces organismes  de 1970 à 1995.

De 1967 à 1970, il fait partie du Conseil d’administration de la Chambre d’Agriculture de Haute-Savoie.

En 1970 et 1971, il reprend « Les Pépinières de l’Albanais » associé avec « Les Vergers Terres d’argile de Cercier ».
En 1980, il crée une S.A. familiale : la « S.A. Pépinières de l’Albanais » qui emploie 15 personnes et regroupe 3 activités :
·         Pépinières ;
·         Paysage – entreprise ;
·         Jardinerie.
Cette même année, il devient Président des « Pépiniéristes de Haute-Savoie », fonction qu’il exercera jusqu’en 1997.

En 1992, il est élu Président de « l’Union Régionale des horticulteurs et pépiniéristes de Rhône-Alpes », poste qu’il occupera pendant 10 ans.

« Les Pépinières de l’Albanais » se développent jusqu’à compter 30 employés, M Georges DUBOIS occupe la fonction de Directeur Général. En 1997, il vent ses parts et prend sa retraite.

Cette même année, il adhère à l’AssociationDépartementale des Croqueurs de Pommes de Haute-Savoie. Elle compte 90 adhérents. Il en devient le trésorier en 2003, fonction qu’il exerce toujours.
Cette association a pour buts de faire :
·         Reconnaître les anciennes variétés locales ;
·         Entretenir les arbres ;
·         Transformer les fruits en jus de fruits BIO ;
·         Garder les arbres autour des villages ;
·         Conserver le paysage.

En 1998, il est élu à la présidence de la « Sociétéd’Horticulture de Haute-Savoie ». L’association se développe et passe de 70 à 150 adhérents. Il en quitte la présidence en 2013 après avoir inauguré, à Annecy, le jardin DELAVAY, un objectif qui lui tenait particulièrement à cœur. Il  est toujours membre du Conseil d’administration.

En 2003, avec l’appui du Syndicat Intercommunal de Gestion de l’Albanais (SIGAL) , il participe à la création de l’association locale : « Croësons et Carmaniules, Prés Vergers » dont il est le Président  et qui a pour objet :
·         La sauvegarde et valorisation des vergers de l’Albanais ;
·         La création d’un verger de variétés anciennes et d’un verger durable ;
·         La préservation et promotion des variétés fruitières et des paysages de l’Albanais ;
·         La vulgarisation des techniques d’entretien des vergers.

En 2013, à l’initiative de la commune de Sâles, il participe à la plantation d’un hectare de verger avec pommiers, poiriers, cerisiers, pruniers, châtaigniers, noyers et noisetiers. Pour en assurer la gestion, il est créé l’association « Le Verger de Sâles » dont l’objectif principal est de réunir sur le thème du fruit des personnes intéressées et impliquer les enfants afin de préserver le patrimoine écologique, humain et paysager que représentent les vergers traditionnels de haute tige locaux. La présidence lui est confiée.

Depuis 10 ans, il est membre du Jury départemental des villes et villages fleuris placé, dans un premier temps, sous l’égide de l’Agence Touristique Départementale puis du Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE).

De 1964 à 1970, il a été Conseiller municipal de Cercier.

Décorations :
·         Médaille commémorative d’Algérie ;
·         Chevalier dans l’Ordre du Mérite Agricole (1973) ;
·         Officier dans l’Ordre du Mérite Agricole (1997).

Congrès 2016 à Verdun


Pourquoi en 2016 à Verdun ?
  • Pour répondre aux obligations statutaires ;
  • Pour faire participer les membres de l'association nationale au 100ème anniversaire de la terrible bataille de Verdun ... plus de 306 000 tués et disparus ;
  • Donner une place d'honneur à notre association dans les cérémonies officielles de ce Centenaire ;
  • Et passer trois jours de convivialité et d'amitié dans cette belle région.

L'AMOMA de la Meuse a souhaité, à cette occasion, honorer les femmes du monde rural qui ont tant donné lors des guerres de 1914-1918 et de 1939-1945. 
L'AMOMA nationale s'est associée à ce projet.
Cet hommage prendra la forme d'un monument, le 1er en France.
Cela témoignera de la reconnaissance des médaillés de l'Ordre du Mérite Agricole à ces millions de femmes qui ont assuré la continuité de la vie dans nos campagnes répondant à l'appel de M. René VIVIANI, Président du Conseil des Ministres :

Le Monument, œuvre de M. Denis MELLINGER, sculpteur meusien :


Pour la réalisation de cet hommage, une souscription nationale est ouverte sachant que le budget prévisionnel est de 100 000€ pour le sculpteur, les fondations, le massif, le transport et la mise en place du monument, le mobilier, le panneau d'informations, les projecteurs, le paysagiste, etc.
Les dons et subventions peuvent être versés : 
  • soit par virement sur le compte ouvert spécialement à cet effet au Crédit Agricole à Verdun par l'association : FR76 1610 6000 7686 4467 5277 792 - Code Swift : AGRIFRPP861
  • soit par chèque bancaire libellé à l'ordre de "AMOMA Meuse Monument" adressé à AMOMA Meuse - BP n°13 - 55400 ETAIN
 

L'AMOMA Meuse étant habilitée à délivrer des reçus fiscaux :
  • Pour les particuliers, les dons aux associations d’intérêt général bénéficient d’une réduction d’impôts égale à 66 % des sommes versées dans la limite de 20% du revenu imposable. Article 200 du CGI. Soit pour un don de 50 € après réduction d’impôt ce don vous revient à 16,50 € ;
  • Pour les entreprises assujetties à l'impôt sur sur les sociétés, les dons effectués aux associations d’intérêt général bénéficient d’une déduction fiscale de 60 % du montant du don dans la limite de 5 pour mille du chiffre d’affaires hors taxes. Article 238 bis du CGI. Soit pour un don de 1.000 €, donne droit à 600,00 € de réduction sur l’I-S.
    *** ISF déduction de 75 % de l’impôts  


     Merci d'avance à toutes et tous et
    Rendez-vous à Verdun le 19 juin pour l'inauguration.

lundi 11 janvier 2016

Ça sert à quoi ?

Qui ne s'est jamais, sur un sujet ou un autre, posé la question ! "Ça sert à quoi ...?"

Certains se la sont, peut-être, posé à l'occasion de l'article précédent relatant la parution de "L'atlas de la flore rare ou menacée de Haute-Savoie".

M. Luc GARRAUD, botaniste au Conservatoire Botanique National Alpin, auteur de "Flore de la Drôme - Atlas écologique et floristique" vous répond :

"Ça sert à quoi vraiment, un livre sur la flore rare ou menacée de Haute-Savoie, pourquoi faire ?
 
Cent fois on s’est posé cette question, ça va intéresser qui ? 

 
C’est fait par un botaniste pour les botanistes qui aiment la botanique, avec ça on va loin !

 
Ça va peut-être en intéresser d’autres, mais qui d’autre ?

 
Faire un beau livre de plus pour le ranger dans la bibliothèque et après.

 
Tout ça pour ça ?, un livre à regarder de temps en temps et dire que l’on est fier de connaître celui qui l’a fait, ça ne suffit pas !


Le recevoir en cadeau à Noël avec ces belles photos à admirer, l’ouvrir de temps en temps pour dire c’est beau les fleurs, user des superlatifs, d’accord c’est un bon début mais est-ce suffisant ?


Un livre sur les plantes qui raconte des histoires de plantes, de fleurs et d’arbres, qui parle surtout de botanique, et là d’un coup tout le monde prend peur, le mot botanique est effrayant : c’est compliqué, j’y connais rien, y’a trop des plantes, heureusement qu’il y’a des photos, quand même !


Assez vite la formule la plus utilisée dans ces moment-là c’est Plantus vulgarus, du latin approximatif, un peu bancal qui montre de façon significative une méconnaissance en même temps qu’une grande curiosité pour la science des plantes.


La botanique ça sert à quoi ?, la question c’est ça !


A pas grand-chose, une occupation comme une autre, pour occuper le temps des botanistes, qu’ils ne s’ennuient pas, c’est court !


Mais c’est quoi un botaniste ?


C’est pas facile à cerner, on peut le définir assez facilement comme un personnage passant beaucoup de temps à marcher le nez dans l’herbe, ce n’est pas forcement utile tous ces noms barbares qu’ils utilisent, il faut dire que la nature n’est pas facile à classer et de plus, entre eux ils ne sont jamais d’accord, les discutions peuvent durer des jours et des nuits.


Il y a deux catégories de botanistes les émérites et les autodidactes, pas de problème à la fin ils sont tous « distingués ». Faire des années d’étude ou le plus souvent n’en avoir jamais fait, étudier les plantes c’est faire l’école dans les buissons, avoir la mémoire un peu perforée de trous, trimballer des oublis. La connaissance ça se fabrique, la passoire à des mailles de plus en plus fines, elle retient à chaque sortie de terrain d’avantage de choses, ça comble les vides juste le temps d’en ajouter de nouveaux, rien comprendre tout de suite, il  faut prendre son temps. La botanique est une pratique journalière, elle a besoin d’entrainement au quotidien, des années d’observations pour revenir très souvent à la première plante rencontrée, celle qu’on n’a su nommer pour la première fois tout seul.


Avec juste, un crayon, pas de gomme, juste un carnet, on note tout, les erreurs, les doutes, on retrouve tout sur les carnets, l’important c’est de noter, consigner, écrire, d’observer, même ce qui est abstrait.


Rien connaitre et tout vouloir connaitre, c’est bien cela, herboriser!, on ne sait pas toujours pourquoi on y va, on sait pourquoi on y retourne !

C’est tout embrouillé dans la tête, alors publier un livre c’est en quelque sorte mettre de l’ordre dans tout ça, dans ce désordre que seul on comprend, une accumulation dont il faut faire quelque chose de lisible, écrire sa route avec toutes ces herbes ramassées, le temps passé et repassé à courir dans les bois, couché dans l’herbe pour voir de plus près, les premières à fleurir sous la neige. On apprend à lire tout le temps, quand on écrit sur la nature.

Faire un livre c’est un morceau de vie dont on ne sort pas indemne, on laisse quelque chose, on le sait, une petite trace de tout ce que l’on a vu.

La Nature est complexe mais pas compliquée, l’entreprise de faire un livre est longue, au départ on se pose beaucoup de questions, pendant le travail énormément et surtout après, on l’a fait trop tôt, on l’a fait trop tard, enfin bon on l’a fait, pas de retour en arrière, combien de fois on a voulu arrêter, fatigué par la tâche, par l’ampleur du truc, du machin, le nom du livre a été difficile à trouver, les délais qui s’allongent, les petites choses en plus qui chaque jour s’accumulent, qui freinent l’allure, va-t-il sortir un jour ?

Eh bien oui !  Un jour on vous le pose dans les mains, l’objet tout neuf, tout frais, brillant, lourd avec une forte odeur d’imprimerie, on est tout emprunté, il est sorti de nous, il est dans le monde maintenant.

Alors il raconte quoi ce livre, avec ses photos, ses cartes et ses textes, plein de choses qu’il reste au fil des pages à découvrir : l’histoire des plantes rares de la Haute-Savoie, une somme de connaissance sur chacune des espèces, leur répartition, leurs floraisons et surtout l’écologie de chacune d’elles, ce sont pour les comprendre des dizaines de botanistes qui depuis plus de 200 ans ont arpentés le département. Faire un livre c’est recueillir toute cette mémoire coincée entre des centaines de parts d’herbiers consultés, les livres lus et relus, les publications dépouillées, c’est un travail collectif perpétué et élaboré sur une longue période.

Ce livre-inventaire parle de préserver la ressource, c’est  en fin du compte, faire attention aux plantes les plus fragiles, montrer les différences en évitant les préférences, dans l’incroyable diversité de la flore le particulier ne compte pas quand il s’agit de sauvegarder un habitat ou une station au bord de l’extinction, c’est toujours l’ensemble qui prévaut. L’important, c’est de ne pas en perdre une, même de vue.

L’on voit bien ici  que c’est aussi le constat alarment d’une biodiversité qui disparait et l’optimisme voudrait que l’on puisse au court du temps arracher du livre les pages des espèces devenues hors de danger, une belle idée.

Ici c’est la flore naturelle qui nous préoccupe, qui nous fascine, bien comprendre cette nature c’est bien comprendre la culture qui en découle, tout vient de là, y faire attention, y apporter une grande attention. Une belle photo sur la flore, la plus complète possible, on le sait maintenant le danger qui pèse, c’est plus concret. Il reste à expliquer que cette flore c’est le bien de tous, avec des mots on peut toucher.

On aura posé une pierre de ce que l’on a vu de la flore, une grosse pierre qui sera difficile à déplacer, au travers du chemin, une belle trace utile aux autres qui viendront.

Alors voilà c’est ça et beaucoup d’autres choses le livre de Denis, le livre que nous avons avec nos moyens aidé « à sortir de terre », avec Asters et le Conservatoire botanique on est fier et content d’avoir un bel outil, il ne reste plus qu’à s’en servir et on va le faire !

Le botaniste-médecin Dominique VILLARS (1745-1814) lors de la parution de son Histoire des plantes de Dauphiné en 1789 écrivait ceci : «Mon dessein n’étant pas d’acquérir de la gloire en devenant auteur, je me contente de dire en partie ce que je sais de botanique et ce que je crois utile, et si je manque mon but, je n’ai pas manqué d’intention»

Plus qu’une intention, une très belle attention à la flore !

Merci Denis"


Luc Garraud
Botaniste
Conservatoire botanique national alpin 2015

vendredi 8 janvier 2016

Un Prince au Château ...

Ce 6 janvier de l'an de grâce 2016, le Château d'Annecy ouvrait ses portes pour accueillir le Prince ... de la Botanique haut-savoyarde : M. Denis JORDAN de LULLY et toute la fine fleur de ses amis.

Dans ce nombreux parterre ayant répondu à l'invitation d'Asters, le Conservatoire des espaces naturels de la Haute-Savoie, nous notions la présence de toute l'équipe du film : "Les Saisons" (à voir dans toutes les bonnes salles dès le 27 janvier) :
  • M. Jacques PERRIN et M. Jacques CLUZAUD, co-réalisateurs ;
  • M. Gilbert COCHET, conseiller scientifique ;
  • M. Stéphane DURAND, auteur.
L'alibi de ce rendez-vous était la sortie officielle de "L'atlas de la Flore rare ou menacée de Haute-Savoie" commis par M. Denis JORDAN aidé de quelques amis comme il a tenu à le souligner. 


Après les différentes interventions, notamment, de :
  • M. Gilbert COCHET, agrégé de Sciences naturelles, géologue et naturaliste ;
  • M. Bertrand LIENARD, Directeur du Conservatoire de Botanique National Alpin (CBNA) ;
  • M. Luc GARRAUD, Botaniste au CBNA :
  • M. Thierry LEJEUNE, Président d'Asters ;
  • M. Thierry ALEXANDRE, Directeur de Direction Départementale des Territoires (DDT) ;
  • Mme Christelle PETEX, Vice-présidente Développement durable, Environnement, Forêts au Conseil Départemental ;
 il revint à M. Roger ESTEVE, ancien directeur d'Apege devenu Asters, de remettre, à M. Denis JORDAN, les insignes de Chevalier dans l'Ordre du Mérite Agricole après avoir rappelé son parcours hors des sentiers battus.

Crédit photo : Asters
 Plus d'informations sur Asters : http://www.asters.asso.fr/

Nommé Chevalier au titre de la promotion de Janvier 2013, M. Denis JORDAN est membre de l'AMOMA depuis avril de cette même année.
En mai dernier, il nous a proposé une sortie nature qui fut un vrai succès : http://amoma74.blogspot.fr/2015/11/du-cote-de-valleiry-en-mai-fais-ce-quil.html

Le Conseil d'administration  l'a sollicité pour un nouveau projet de sortie en ... 2017, son agenda étant tellement rempli. Nous devrions en savoir un peu plus lors de l'assemblée générale du 11 mars.